TARTELETTE COCO CÂLINE

 

 

 

 

Sur la plage coco câline, sur la plage coco

 

Le refrain entêtant de la chanson de Julien Doré a réveillé le souvenir de mes doigts collants lorsque je façonnais des rochers coco, sous le regard amusé de ma grand-mère.

Ces petits gâteaux que l’on faisait presque par dépit :

Il fallait bien utiliser les blancs d’œufs restés en carafe lorsque tous les jaunes avaient eu l’honneur d’une crème anglaise.

Avec autant de noix de coco que de sucre, oui, cela ne manquait de coller aux doigts et aux dents, dans ces temps reculés où ce dernier n’était pas encore recherché comme l’ennemi numéro 1 de la santé !

Alors comment ne pas sacrifier le plaisir sans s’exploser le palais et le foie par cette bombe à glucides ?

Trouver l’astuce pour réduire le sucre, taquiner sa puissance avec un peu d’acidité : des fraises sur un lit de kéfir de lait…

Voilà comment sur la plage, un rocher coco câline devient plus que l’air marin, douceur angevine.*

Je te veux, mange moi ! 

 

 

 

 

 

 

*Vers final du poème Heureux, qui, comme Ulysse a fait un beau voyage. Joachim Du Bellay

 

 

LA RECETTE

 

Pour 6 tartelettes

 

Préparation : 15 minutes

Réfrigération : 1 heure

Cuisson : 30 minutes

 

Pour le rocher

150 g de poudre de noix de coco

20 g de farine de noix de coco

50 g de sucre semoule ou de fleur de coco

2 blancs d’œufs

100 g d’huile de noix de coco

Quelques gouttes de jus de citron

 

Pour la garniture

Une petite barquette de fraises

Du kéfir de lait ou selon votre envie : yaourt à la grecque, chantilly, fromage blanc…

 

Pour la première étape :

Mélangez tous les ingrédients du rocher. Façonnez 6 boules. Abaissez du bout des doigts dans des moules à tartelettes graissés avec de l’huile de coco. Placez 1 heure au frais.

Faites cuire 30 minutes dans un four préchauffé à 110 °C.

Laissez refroidir dans le four avant de démouler délicatement. Attention, le fond de tartelette est fragile !

 

 

Pour la seconde étape :

Déposez une bonne cuillerée à soupe de kéfir, puis quelques fraises. Leur légère acidité va équilibrer la douceur pateline du coco.

« Sous ce cœur que j’imagine, l’indicible plage… »

Julien Doré

Savourez !

 

Focus :

À l’instar du sirop d’érable, le sucre de fleur de coco est obtenu à partir de la sève : récoltée en incisant la tige des fleurs, puis chauffée pour obtenir du sucre par évaporation de l’eau qu’elle contient.

C’est ce qui lui donne sa couleur et ses notes caractéristiques de café et de réglisse légèrement caramélisées.

Son intérêt gustatif est majoré par sa richesse en antioxydants et son faible indice glycémique : entre 24 et 35 selon la provenance contre 70 pour le sucre blanc.

Et s’il fallait ajouter un dernier atout, sa production est reconnue comme durable par la FAO (Food & Agriculture Organisation). Non seulement, le cocotier est une ressource peu gourmande en eau et au rendement supérieur à la canne à sucre, mais il permet aux populations locales un revenu d’appoint.

Voilà de quoi assurer avec conviction sa précellence au moment du passage en caisse, son prix flirtant entre quinze et vingt euros le kilo !

Ce petit caviar des tropiques se mérite et se savoure donc avec conscience…

 

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